Un décret et un arrêté parus fin avril 2007 ouvrent la voie au vote électronique, sur place ou à distance, pour les élections des représentants du personnel. Dans un domaine où le vote par correspondance est déjà accepté, le recours au vote électronique à distance sera vraisemblablement envisagé en priorité. Le décret prévoit une formation des représentants du personnel et des membres du bureau du vote ainsi qu’une information détaillée des salariés.
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Un Livre Blanc rendu public le 14 mars 2007 fait la promotion du chiffrement biométrique (ou Biometric Encryption) car cette approche technologique permettrait d’avoir les avantages traditionnels de la biométrie en matière de sécurité et d’authentification sans s’exposer aux éventuelles atteintes à la vie privée. L’idée générale est la suivante : au lieu d’enregistrer dans une base de données le gabarit d’une empreinte digitale il s’agirait de conserver une clé chiffrée à l’aide de l’empreinte digitale de la personne concernée. Parmi les avantages de cette technologie figurent la possibilité de mettre en œuvre des bases de données anonymes ou la capacité à modifier une clé en cas de fraude alors qu’il n’est pas possible, par nature, de modifier une donnée biométrique telle que l’empreinte digitale ou l’iris. Ann Cavoukian, Commissaire à la vie privée de l’Ontario (Canada) est co-auteur de ce Livre Blanc. Depuis de nombreuses années, elle défend l’idée que la biométrie peut être envisagée, dans certaines circonstances, comme une technologie protectrice de la vie privée.
A l’âge de Myspace et du partage généralisé de l’information en ligne, les adolescents sont-ils peu concernés par la protection de leurs données personnelles ? Une enquête de Pew Internet & American Life Project, rendue publique le 18 avril 2007, vient relativiser cette affirmation. Les teenagers américains, dans la plupart des cas, adoptent spontanément des mesures de protection pour gérer leurs identités en ligne. S’ils diffusent volontiers leur prénom (82%) et leur photo (79%), ils le font beaucoup plus rarement pour leur nom de famille (29%) ou leur numéro de téléphone portable (2%). Près de la moitié d’entre eux (46%) diffuse de fausses informations pour se protéger mais aussi pour se valoriser.
Des chercheurs en informatique de l’Université de Berkeley en Californie élaborent un nouveau type de caméra de vidéosurveillance. Elles ont vocation à être respectueuses de la vie privée. Le principe consiste à dissimuler le visage des personnes qui apparaissent dans le champ de la caméra avec un cercle blanc. Ce cercle peut être supprimé dans les cas où une enquête rendrait l’identification de la personne nécessaire. Les caméras de surveillance sont là pour longtemps et il n’y a aucun moyen d’y échapper explique Ken Goldberg, un des acteurs du projet de recherche. La bonne solution consiste à les rendre moins intrusives estime-t-il.
L’audit de modernisation relatif à l’archivage dans le secteur public daté du 31 janvier 2007 est accessible. Pour ceux qui n’auraient pas le temps de se lancer dans le dépouillement des 116 pages du texte intégral, une synthèse portant sur les constats et les propositions est également en ligne. Parmi les recommandations figure celle relative au développement de plates-formes d’archivage électronique juridiquement sécurisées. L’un des impacts attendu est la transformation de l’information archivée en ressource documentaire stratégique.
La société Cortina a réalisé un dossier très complet sur l’anonymisation. Ce Livre Blanc, accessible en ligne apporte des réponses aux questions suivantes « Quand parle-t-on d’anonymisation ? », « Quand faut-il rendre les données anonymes ? » ou encore « Quelles sont les techniques d’anonymisation de données ? ».
Le Nord-Dakota devient le deuxième Etats des Etats-Unis, après le Wisconsin l’année dernière, à adopter une loi interdisant l’implantation forcée de puces RFID dans le corps humain. L’implantation volontaire reste possible.
Le projet d’acquisition de la société DoubleClick par Google pour un montant de 3,1 milliards de dollars suscite des inquiétudes au sein des organisations américaines de défense de la vie privée. Si le numéro un mondial de la recherche en ligne (Google) venait à combiner les informations dont il dispose déjà avec celle d’un leader de la publicité personnalisée en ligne (DoubleClick), une seule entreprise disposerait d’une vue très (trop ?) détaillée sur les recherches et les pratiques de surf des particuliers. Le débat est pratiquement le même que celui de l’année 2000 lors de l’acquisition par DoubleClick de la société de marketing direct Abacus.
Aux Etats-Unis, le Sénat, à majorité démocrate, demande la copie de courriers électroniques à la Maison-Blanche, républicaine, et cette dernière n’arrive pas à remettre la main dessus. A la lecture de l’article du Monde, chacun pourra retenir sa propre interprétation : 1) l’archivage des e-mails c’est compliqué et même les plus grands organismes peuvent commettre des erreurs. 2) L’archivage des e-mails est une pratique rodée et le problème n’est pas de retrouver les e-mails mais de vouloir les communiquer 3) Quand un système est connu des utilisateurs pour garantir une bonne traçabilité, ils peuvent être tentés d’utiliser, pour certains échanges sensibles, un autre canal plus volatil.
A l’occasion d’un différent entre une société multinationale et certains de ses cadres, la Cnil a rappelé que les salariés ont le droit de connaître leur classement annuel (ranking) et leur potentiel dans la mesure où ces éléments ont été pris en compte pour décider une augmentation de salaire, une promotion ou une affectation. En se fondant sur l’article 39 de la loi informatique et libertés, les salariés peuvent également se faire communiquer une copie de ces documents.

