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La facture électronique, téléservice public

La dématérialisation fiscale des factures avec la mise en œuvre de la signature électronique est un des domaines d’application prioritaire de la dématérialisation. En France, des sociétés privées (dont Cecurity.com) diffusent des solutions en la matière. En Espagne, c’est le secteur public qui offre un service gratuit principalement destiné au PME. L’offre dénommée Facturae fait donc entrer la e-facture dans le périmètre de l’administration électronique. Les gains pour les utilisateurs sont potentiellement considérables : « Facturae permettrait de sauvegarder plus de neuf milliards de feuilles de papier, et de réduire le coût unitaire de la facture de 3,48€ à 0,15€ ».

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Les antis Note2be agissent en ligne

Action en justice, plaintes auprès de la Cnil, les opposants au site Note2be ont certes utilisé des moyens d’action conventionnels mais aussi des méthodes plus originales. Des professeurs fictifs ont été créés et évalués de façon à décrédibiliser l’ensemble du contenu du site. Karl Marx et Achille Talon ont bénéficié d’évaluations très favorables.

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Signature électronique, PKI et identité numérique

L’AFNOR et Standarmedia ont diffusé en ligne en février 2008 une étude d’impact consacrée à « la signature électronique et aux infrastructures à clé publique dans le contexte de l’économie numérique ». Cette étude tente de cerner le potentiel économique d’une future Carte Nationale d’Identité Electronique (CNIe) dotée d’un certificat permettant de générer des signatures juridiquement équivalentes aux signatures manuscrites. « Le commerce électronique ne constitue pas une piste privilégiée à court terme (…) » écrivent les auteurs, « par contre les prestataires de crédit et de la banque en ligne constituent deux secteurs particulièrement prometteurs ». Dans le domaine du crédit en ligne, les gains de productivité issus de la généralisation de l’usage de la signature électronique se chiffreraient à plusieurs centaines de millions d’euros. Le document évoque également une piste novatrice qui représenterait une réponse à l’essor des jeux d’argent en ligne : la présence d’un « marqueur de majorité » dans le certificat d’authentification de la future CNIe. Soulignons enfin que cette étude d’opportunité, réalisée avec le soutien de Cap Gemini, Caprioli & Associés, la Caisse des Dépôts et Keynectis, comporte des chapitres très complets sur le cadre juridique et normatif des signatures et certificats électroniques.

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Rescuetime : l’auto-traçabilité

Comment savoir à quoi l’on utilise son temps sur un ordinateur ? Tout simplement en utilisant le service mis en place par Rescuetime qui permet à l’utilisateur de tracer sciemment ses mouvements et ses activités journalières. Plus précisément, il s’agit d’installer un programme de type Big Brother personnel qui va ensuite tourner en tâche de fond pour délivrer de manière hebdomadaire une analyse du temps passé devant l’ordinateur. L’argument censé justifier le service est l’amélioration personnelle. L’utilisateur soucieux de productivité peut en effet se donner des objectifs à atteindre pour travailler mieux et plus efficacement. Rescuetime prévoit de donner prochainement accès à des comparaisons avec d’autres utilisateurs dans le même secteur d’activité.

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Barbie, méthode d’authentification forte

Pour sécuriser l’accès au monde virtuel de Barbie, la société Mattel fait la promotion d’un Token bien particulier puisqu’il s’agit d’une Barbie miniature avec tenues et chevelures interchangeables. Le look est assez inhabituel par rapport aux canons classiques de la sécurité informatique. Selon le principe de la liste blanche, le Token Barbie permet des échanges sécurisés au sein d’un cercle de confiance, à savoir celui de « mes meilleures copines fan de Barbie ». Trop bien !

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Permis de construire : la simplification sans dématérialisation ?

Remplir des formulaires administratifs en ligne sur Internet avant de les déposer au guichet ou de les envoyer par courrier avec accusé de réception : pas de doute, les nostalgiques auront reconnu l’approche préhistorique de la e-administration, celle qui était en vigueur avant la généralisation des téléservices. Et pourtant, c’est bien cette façon de faire qui a été retenue, depuis le 1er octobre 2007, dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau permis de construire (600 000 sont délivrés chaque année auxquels s’ajoutent 1,4 millions d’autres autorisations d’urbanisme). A noter que les régimes de déclaration ou d’autorisation demandés au particulier passent de 16 à 4. Comme quoi simplification ne rime pas obligatoirement avec dématérialisation.

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Vers un label européen pour la privacy

Dans le cadre du programme européen eTEN, un projet de label européen pour la protection des données personnelles (privacy seal) bénéficie du soutien financier de la Communauté Européenne. L’objectif du projet porte sur la mise en œuvre d’un label garantissant que des produits ou services informatiques respectent les principes de la réglementation informatique et libertés. Doté d’un budget de 1,2 millions d’euro, ce projet dénommé EuroPriSe (European Privacy Seal) a été lancé en juin 2007 avec une date d’achèvement prévue en décembre 2008. Il est piloté par l’autorité de protection des données du Land allemand du Schleswig-Holstein. Une dizaine de partenaires participent à EuroPriSe, la France étant représentée par la CNIL. On soulignera la dimension résolument marketing de l’approche puisque l’European Privacy Seal a ouvertement vocation à procurer un avantage concurrentiel aux entreprises labellisées.