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La facture électronique, téléservice public

La dématérialisation fiscale des factures avec la mise en œuvre de la signature électronique est un des domaines d’application prioritaire de la dématérialisation. En France, des sociétés privées (dont Cecurity.com) diffusent des solutions en la matière. En Espagne, c’est le secteur public qui offre un service gratuit principalement destiné au PME. L’offre dénommée Facturae fait donc entrer la e-facture dans le périmètre de l’administration électronique. Les gains pour les utilisateurs sont potentiellement considérables : « Facturae permettrait de sauvegarder plus de neuf milliards de feuilles de papier, et de réduire le coût unitaire de la facture de 3,48€ à 0,15€ ».

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Après les enseignants, les médecins

Au moment où la polémique Note2be était sur le point de s’éteindre, un nouveau site d’évaluation nominative de professionnels suscite l’émotion. Note2bib qui aborde le cas des médecins parle plus volontiers « d’avis » que de « notes ». Et il est désormais question de noter les professions juridiques ou les métiers du bâtiment via un service proposé par une société basée à l’ïle Maurice.

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Une banque centrale des identités

Michel Arnaud, universitaire en sciences de l’information et auteur de « Liberté, égalité, fraternité dans la société de l’information » défend l’idée d’une « banque centrale d’identités » pour lutter contre l’usurpation d’identité dans l’univers de réseaux. Cet organisme devrait être, selon lui, indépendant de tout pouvoir politique.

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Les sites étrangers d’évaluation des enseignants

Le site ratemyteachers.com est disponible non seulement aux Etats-Unis mais aussi au Royaume-Uni et en Irlande où des syndicats enseignants avaient tenté fin 2005 d’obtenir son interdiction (voir Cecurity News N°51 de décembre 2005). En mars 2008, le site annonce 11,4 millions d’opinions relatives à 1,4 millions de professeurs. Originalité du site, les évalués disposent de la possibilité de répondre. Ratemyprofessors.com revendique de son côté 6 millions d’opinions pour 1 million de professeurs. Quels seraient les moyens d’actions si ces sites ouvraient depuis les Etats-Unis une rubrique consacrée à la France ?

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Les antis Note2be agissent en ligne

Action en justice, plaintes auprès de la Cnil, les opposants au site Note2be ont certes utilisé des moyens d’action conventionnels mais aussi des méthodes plus originales. Des professeurs fictifs ont été créés et évalués de façon à décrédibiliser l’ensemble du contenu du site. Karl Marx et Achille Talon ont bénéficié d’évaluations très favorables.

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Microsoft, Yahoo et la privacy

Le projet d’acquisition de Yahoo par Microsoft soulève des objections de même nature que celles apparues à l’occasion du débat sur l’absorption envisagée de Doubleclick par Google. Tout cela conduirait à une vaste accumulation de données à caractère personnel chez un nombre réduit d’acteurs désireux de peaufiner leurs technologies de profilage publicitaire. L’analyse proposée par Pam Dixon, du World Privacy Forum, est plus nuancée. Selon lui il existe chez Microsoft une culture de la privacy ce qui n’est pas véritablement le cas chez Yahoo. La véritable question, poursuit-il, est de savoir qui imposera à l’autre son approche dans le cadre de l’éventuelle fusion. Un premier élément de réponse est peut-être fourni avec l’acquisition par Microsoft de la société Credentica spécialisée dans les technologies de protection de données personnelles. Credentica a été fondée par Stefan Brands, figure connue de la cryptologie aux Etats-Unis.

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La Cnil juge le site Note2be illégitime

Le 6 mars 2008, la Cnil, qui se prononçait après la justice, a considéré le site Note2be comme « illégitime au regard de la loi informatiques et libertés ». Au-delà de l’aspect notation, la Cnil prend notamment en compte que le lieu d’affectation de l’enseignant peut avoir une dimension confidentielle et que sa divulgation peut conduire à une menace sur son intégrité physique.

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Signature électronique, PKI et identité numérique

L’AFNOR et Standarmedia ont diffusé en ligne en février 2008 une étude d’impact consacrée à « la signature électronique et aux infrastructures à clé publique dans le contexte de l’économie numérique ». Cette étude tente de cerner le potentiel économique d’une future Carte Nationale d’Identité Electronique (CNIe) dotée d’un certificat permettant de générer des signatures juridiquement équivalentes aux signatures manuscrites. « Le commerce électronique ne constitue pas une piste privilégiée à court terme (…) » écrivent les auteurs, « par contre les prestataires de crédit et de la banque en ligne constituent deux secteurs particulièrement prometteurs ». Dans le domaine du crédit en ligne, les gains de productivité issus de la généralisation de l’usage de la signature électronique se chiffreraient à plusieurs centaines de millions d’euros. Le document évoque également une piste novatrice qui représenterait une réponse à l’essor des jeux d’argent en ligne : la présence d’un « marqueur de majorité » dans le certificat d’authentification de la future CNIe. Soulignons enfin que cette étude d’opportunité, réalisée avec le soutien de Cap Gemini, Caprioli & Associés, la Caisse des Dépôts et Keynectis, comporte des chapitres très complets sur le cadre juridique et normatif des signatures et certificats électroniques.

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Data Patrol surveille pour vous vos données personnelles

La société Garlik s’est donnée comme objectif de faire prendre conscience aux internautes de la valeur de leurs données personnelles. Son service Data Patrol explore le web et interroge de grandes bases de données publiques ou privées. Ensuite, l’internaute est informé et le logiciel lui indique s’il doit s’inquiéter de la présence de certaines informations dans telle ou telle base d’information. Enfin, des conseils lui sont dispensés soit pour l’aider à faire effacer les données, soit pour adopter des stratégies de réponse moins risquées. A noter que Tim Berner Lee, l’un des co-inventeur du Web, est conseiller et directeur scientifique de Garlik.

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Une 27ème région numérique

L’Association des Régions de France (ARF) a rendu public en janvier 2008 son projet de « 27ème région » dont l’ambition est de devenir un espace numérique commun aux 26 véritables régions. Cette idée avait été lancée dès mars 2007 à l’occasion de la publication de l’ouvrage « Le défi numérique des territoires ». Dans un article de 01 Informatique paru le 31 janvier 2008 (non disponible en ligne), Stéphane Vincent, le pilote du projet, présente la 27ème région comme le pôle R&D des régions, « l’équivalent du centre de recherche pour une entreprise ». Dans une réunion publique qui s’est déroulée à Paris le 5 février, Stéphane Vincent a également précisé que la 27ème région ne se limitera pas au seul champ du numérique mais qu’elle investira également celui de l’innovation publique pour devenir ainsi « une utopie concrète » et « une start-up d’intérêt général ».