La société IAC a lancé en avril 2008 RushmoreDrive.com, un moteur de recherche dédié à la communauté noire américaine. Selon le fondateur du site, il s’agit de proposer un service spécifique aux usages et centres d’intérêt des afro-américains. Cela passera notamment par une valorisation dans les pages de résultats des contenus provenant des espaces de publication qui se définissent comme des « sites noirs » et par des instruments de recherche sur les offres d’emplois qui seraient les plus pertinentes.
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Le compte-rendu d’un colloque consacré à la biométrie organisé en janvier 2008 par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme est désormais en ligne. Y sont abordés la définition de la biométrie, la normalisation, les usages, les questions éthiques et juridiques. On retiendra juste ici les propos de Dana Diminescu, ENST, pour qui les sociétés modernes se caractérisent par « une pulsion de l’archivage et une pulsion de la trace ».
Les pointeuses biométriques – en québécois on dit « poinçonneuse » – se répandent en Amérique du Nord. Une situation peu connue en France où les dispositifs biométriques sont utilisés pour la sécurisation du contrôle d’accès mais peu pour la gestion des temps de présence. Les défenseurs de la vie privée s’inquiètent tandis que les promoteurs des systèmes mettent en avant les importantes économies réalisées. Autre enseignement, le saut technologique permet désormais de faire pointer – ou plus exactement « poinçonner » – des publics qui ne l’avaient jamais fait auparavant.
L’Apronet (Association des professionnels internet des collectivités publiques locales) a annoncé fin mars 2008 la création d’un réseau d’échange destiné aux Correspondants Informatiques et Libertés (CILs) des collectivités territoriales. En janvier 2008, devant les députés de la commission des Affaires économiques, Alex Türk, Président de la Cnil, indiquait que seules 60 communes disposaient d’un correspondant.
Le Bulletin d’information e-Veille des services gouvernementaux du Québec présente les résultats d’une analyse de Gartner sur l’impact du Web 2.0 dans le domaine de l’administration électronique. Si les services publics sont aujourd’hui peu nombreux à profiter des potentialités du Web 2.0, Gartner prévoit que 70% des stratégies des administrations seront révisées d’ici 2009 pour tenir compte du phénomène. Parmi les domaines d’applications envisagés figurent la participation des citoyens aux avant-projets de loi, les évaluations des services en ligne par les utilisateurs ou enfin le référencement par les citoyens qui auraient la possibilité de créer des liens entre des contenus de façon à permettre d’autres modes de navigation. Les administrations devront également être en mesure de prendre en charge de nouveaux problèmes, notamment ceux liés à la protection de la vie privée.
La durée de vie d’un support d’archivage est inversement proportionnelle à sa capacité de stockage ont calculé les spécialistes de la Bibliothèque de Lausanne (Suisse). Un DVD peut héberger 500 millions de signes par cm2 pour une durée de vie de 10 ans. Inversement les tablettes d’argile utilisées en Perse 2000 an avant notre ère ne pouvaient contenir que 5 signes par cm2 mais leur durée de vie est estimée à 10 000 ans.
L’avocate Merav Griguer commente pour le Journal du Net le lancement par la Cnil d’un groupe de travail consacré à la délocalisation des données à caractère personnel. Le processus d’autorisation de ces traitements par la Cnil y est décrit comme « un parcours du combattant » auquel les entreprises qui souhaitent recourir à l’offshoring doivent se soumettre. Il s’agit bien pourtant d’une tendance lourde dans la mesure où la Cnil est décrite dans l’article comme « submergée par les dossiers qui lui sont soumis ».
D’après une étude réalisée par IDC, la quantité d’informations numériques au niveau de la planète va être multipliée par 10 entre 2006 et 2011. Une expansion phénoménale si l’on prend en compte que, toujours selon IDC, l’univers numérique représente déjà en 2007 une moyenne de 35 Go par habitant. Nous nous trouvons désormais dans une situation ou la quantité totale d’information créée surpasse les capacités globales de stockage est-il indiqué. L’étude rappelle également que à chaque individu peut être associée une « empreinte numérique » dont seule la moitié est issue des actions de la personne concernée, l’autre partie constituant son « ombre numérique ». Enfin, on découvrira comment un courrier électronique envoyé à quatre destinataires avec une pièce attachée de 1 Mo suscite un besoin de stockage de plus de 50 Mo.
La transparence réciproque, c’est-à-dire la possibilité de surveiller les surveillants, est-elle susceptible de procurer une solution pour la protection de la vie privée dans la société de l’information ? Non affirme Bruce Schneier gourou américain de la sécurité et de la cryptologie. Si, lui rétorque David Brin, l’écrivain de Science-Fiction théoricien du concept depuis 1997 date de la parution de son ouvrage The Transparent Society.
Le site Note2be permettant l’évaluation en ligne des enseignants a été au centre de l’actualité suscitant polémiques, action en justice et prise de position de la part de la Cnil. Entre le spectre du pilori numérique et l’interdiction pure et simple, est-il envisageable d’encadrer ce type de services pour les rendre acceptables par les différents publics concernés ?

