L’administration électronique fait partie de l’économie numérique : c’est une conclusion à laquelle on peut aboutir à la lecture de la lettre de mission d’Eric Besson nouveau secrétaire d’état en charge du développement de l’économie numérique. Au-delà des domaines que sont le haut débit pour tous, l’extension de la TNT ou la protection de de la propriété intellectuelle sur Internet, Eric Besson doit également coordonner « les actions du Gouvernement pour promouvoir les nouvelles applications des technologies de l’information et de la communication dans les domaines du télétravail, de l’éducation, de la santé, et de l’e-administration ». En la matière la lettre de mission insiste avec la mention suivante : « vous ferez des nouvelles technologies de l’information un levier essentiel de la modernisation des services publics ». Au passage, le déjà ancien projet de coffre-fort électronique du citoyen, remis au goût du jour par le récent rapport Attali, est conforté comme priorité gouvernementale : « Vous coordonnerez la mise en place d’un site offrant à chacun un espace virtuel sécurisé pour l’ensemble de ses relations avec l’administration ». Enfin, la signature électronique et la protection des données à caractère personnel devront être mises aux services de la croissance en tant que mesures susceptibles de renforcer la confiance des utilisateurs.
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Dans un court article consacré à la question de la gestion de la réputation en ligne, le Monde.fr nous fait découvrir la thèse audacieuse d’un spécialiste du sujet, Olivier Zara. Selon les propos que lui prêtent la publication le pire ne serait pas d’avoir une mauvaise réputation sur Internet mais de « ne pas avoir de réputation du tout. Cela signifie que la personne n’a rien à dire ou qu’elle a des choses à cacher ». Faudra-t-il bientôt se mobiliser pour défendre le droit à ne pas avoir de réputation en ligne ?
La société IAC a lancé en avril 2008 RushmoreDrive.com, un moteur de recherche dédié à la communauté noire américaine. Selon le fondateur du site, il s’agit de proposer un service spécifique aux usages et centres d’intérêt des afro-américains. Cela passera notamment par une valorisation dans les pages de résultats des contenus provenant des espaces de publication qui se définissent comme des « sites noirs » et par des instruments de recherche sur les offres d’emplois qui seraient les plus pertinentes.
Le compte-rendu d’un colloque consacré à la biométrie organisé en janvier 2008 par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme est désormais en ligne. Y sont abordés la définition de la biométrie, la normalisation, les usages, les questions éthiques et juridiques. On retiendra juste ici les propos de Dana Diminescu, ENST, pour qui les sociétés modernes se caractérisent par « une pulsion de l’archivage et une pulsion de la trace ».
Les pointeuses biométriques – en québécois on dit « poinçonneuse » – se répandent en Amérique du Nord. Une situation peu connue en France où les dispositifs biométriques sont utilisés pour la sécurisation du contrôle d’accès mais peu pour la gestion des temps de présence. Les défenseurs de la vie privée s’inquiètent tandis que les promoteurs des systèmes mettent en avant les importantes économies réalisées. Autre enseignement, le saut technologique permet désormais de faire pointer – ou plus exactement « poinçonner » – des publics qui ne l’avaient jamais fait auparavant.
L’Apronet (Association des professionnels internet des collectivités publiques locales) a annoncé fin mars 2008 la création d’un réseau d’échange destiné aux Correspondants Informatiques et Libertés (CILs) des collectivités territoriales. En janvier 2008, devant les députés de la commission des Affaires économiques, Alex Türk, Président de la Cnil, indiquait que seules 60 communes disposaient d’un correspondant.
Le Bulletin d’information e-Veille des services gouvernementaux du Québec présente les résultats d’une analyse de Gartner sur l’impact du Web 2.0 dans le domaine de l’administration électronique. Si les services publics sont aujourd’hui peu nombreux à profiter des potentialités du Web 2.0, Gartner prévoit que 70% des stratégies des administrations seront révisées d’ici 2009 pour tenir compte du phénomène. Parmi les domaines d’applications envisagés figurent la participation des citoyens aux avant-projets de loi, les évaluations des services en ligne par les utilisateurs ou enfin le référencement par les citoyens qui auraient la possibilité de créer des liens entre des contenus de façon à permettre d’autres modes de navigation. Les administrations devront également être en mesure de prendre en charge de nouveaux problèmes, notamment ceux liés à la protection de la vie privée.
La durée de vie d’un support d’archivage est inversement proportionnelle à sa capacité de stockage ont calculé les spécialistes de la Bibliothèque de Lausanne (Suisse). Un DVD peut héberger 500 millions de signes par cm2 pour une durée de vie de 10 ans. Inversement les tablettes d’argile utilisées en Perse 2000 an avant notre ère ne pouvaient contenir que 5 signes par cm2 mais leur durée de vie est estimée à 10 000 ans.
L’avocate Merav Griguer commente pour le Journal du Net le lancement par la Cnil d’un groupe de travail consacré à la délocalisation des données à caractère personnel. Le processus d’autorisation de ces traitements par la Cnil y est décrit comme « un parcours du combattant » auquel les entreprises qui souhaitent recourir à l’offshoring doivent se soumettre. Il s’agit bien pourtant d’une tendance lourde dans la mesure où la Cnil est décrite dans l’article comme « submergée par les dossiers qui lui sont soumis ».
D’après une étude réalisée par IDC, la quantité d’informations numériques au niveau de la planète va être multipliée par 10 entre 2006 et 2011. Une expansion phénoménale si l’on prend en compte que, toujours selon IDC, l’univers numérique représente déjà en 2007 une moyenne de 35 Go par habitant. Nous nous trouvons désormais dans une situation ou la quantité totale d’information créée surpasse les capacités globales de stockage est-il indiqué. L’étude rappelle également que à chaque individu peut être associée une « empreinte numérique » dont seule la moitié est issue des actions de la personne concernée, l’autre partie constituant son « ombre numérique ». Enfin, on découvrira comment un courrier électronique envoyé à quatre destinataires avec une pièce attachée de 1 Mo suscite un besoin de stockage de plus de 50 Mo.

