Titre de la page

Article

Prêts à payer plus pour la privacy

D’après une récente étude menée aux Etats-Unis par Carnergie Mellon University, les consommateurs seraient prêts à payer un supplément de l’ordre 4% si l’achat s’effectue auprès d’un site qui a une politique respectueuse en matière de protection des données personnelle. L’enquête reposait sur l’usage du moteur de recherche PrivacyFinder qui permet d’afficher automatiquement un rapport synthétique sur la politique données personnelles de sites web. PrivacyFinder utilise le standard P3P (Platform for Privacy Preference) développé par le World Wide Web Consortium (W3C). Les résultats doivent cependant être considérés avec précautions en raison de la taille restreinte de l’échantillon : 72 personnes qui avaient notamment pour mission d’acheter en ligne un vibrating sextoy.

Article

L’annuaire des indics

Une base d’information en ligne qui balance les balances (les « rats » en anglais) gérée par un certain Monsieur Capone. Au début, on pense qu’il s’agit d’un gag et on vérifie que l’article n’est pas daté du 1er avril. C’est pourtant bien une véritable base de données commerciale, à accès payant, alimentée par des données publiques telles que les décisions de justice. Dans le contexte constitutionnel américain relatif à la liberté d’expression il ne serait pas possible d’interdire le site. Les détracteurs – qui craignent les intimidations et représailles sur les informateurs – prônent donc une restriction de la diffusion de l’information à la source (suspendre la diffusion en ligne des décisions de justice, constituer des annexes confidentielles pour les détails relatifs à la collaboration des prévenus).

Article

L’acquisition de DoubleClick par Google suscite des inquiétudes

Le projet d’acquisition de la société DoubleClick par Google pour un montant de 3,1 milliards de dollars suscite des inquiétudes au sein des organisations américaines de défense de la vie privée. Si le numéro un mondial de la recherche en ligne (Google) venait à combiner les informations dont il dispose déjà avec celle d’un leader de la publicité personnalisée en ligne (DoubleClick), une seule entreprise disposerait d’une vue très (trop ?) détaillée sur les recherches et les pratiques de surf des particuliers. Le débat est pratiquement le même que celui de l’année 2000 lors de l’acquisition par DoubleClick de la société de marketing direct Abacus.

Article

Un annuaire universel très peu universel

A la faveur d’une décision de l’ARCEP, l’avocat Xavier Hofman dresse un tableau détaillé de l’annuaire universel dans le Journal du Net. Cet annuaire dont la création a été envisagée dès 1996, n’a aujourd’hui d’universel que le nom. 70% des abonnés filaires et seulement 2,4% des abonnés mobiles y figurent. Cette différence s’explique par le fait que dans un cas – le téléphone fixe – l’inscription s’effectue par défaut alors que dans le cas du téléphone mobile il faut une demande expresse de l’abonné. Si l’abonné peut s’opposer à figurer dans l’annuaire, il peut également opter pour une inscription partielle assortie de restrictions : refus de la recherche inversée, refus de l’usage des données dans le cadre d’opérations de marketing direct, adresse incomplète, absence de référence au sexe de l’abonné.

Article

Le coût des informations erronées

On a coutume de dire que l’on est désormais à l’ère de l’économie de l’information. A la lecture des résultats d’une récente étude de Gartner, il s’agirait plutôt d’une économie de l’information erronée, incomplète ou redondante. Après avoir interrogé 14000 directeurs des systèmes d’information des plus grandes entreprises, Gartner arrive à la conclusion que 25% des données critiques pour les organisations présentent des défauts. La solution pour éviter que la facture ne gonfle serait de responsabiliser les personnels à la question de la qualité de l’information. Pour les données à caractère personnel, mener à bien un tel chantier revient simplement à respecter la loi et plus précisément l’article 6.4 de la loi informatique et libertés qui précise que les données doivent être exactes, complètes et, si nécessaire, mises à jour.

Article

Un label privacy pour Microsoft

Qui va tirer le plus profit de la notoriété ou de l’image de l’autre ? L’autorité de protection des données personnelles (ULD) du Land allemand du Schleswig-Holstein a décerné à Microsoft un label protection des données personnelles (Privacy Seal) pour ses services de mise à jour des logiciels. Dans son discours le directeur de l’ULD (Unabhängigen Landeszentrum für Datenschutz), l’équivalent de la Cnil pour le Land, a indiqué que la protection de la vie privée devait être considérée comme un élément de différenciation concurrentielle.

Article

Les mystères du score FICO

Pour les américains, le score FICO de la société Fair Isaac, est devenu un élément essentiel de la vie quotidienne car il détermine l’accès au crédit et le coût de celui-ci. Le modèle délivre une note à chaque emprunteur qui se situe entre 300 (pour les risques très élevés) et 850. Le score médian des américains se situe à 723 et seul 13% de la population dépasse le seuil de 800. Selon 1to1 Privacy, les particuliers ont longtemps eu la désagréable impression que leurs informations personnelles étaient utilisées à leur encontre pour la fabrication occulte de ce score. Depuis 2001, la situation aurait radicalement changé avec les services en ligne qui permettent à chacun de connaître son score et de procéder à des simulations. En redonnant aux particuliers une certaine maîtrise sur leur score, la transparence aurait atténué le sentiment d’atteinte à la vie privée.

Article

Réseaux sociaux : des profils par millions

Pour parvenir à recueillir des millions de profils sur des personnes, la meilleure méthode consiste peut-être à demander aux intéressés de le faire eux-mêmes. Les réseaux sociaux en ligne semblent avoir le vent en poupe avec LinkedIn qui revendique neuf millions de profils, dont trois millions en Europe, au moment où Viadeo (anciennement Viaduc) célèbre le cap du million de membres.

Article

118012.fr : l’annuaire universel à la mode Google

Le site 118012.fr met à la disposition de l’internaute français un annuaire regroupant les annuaires de tous les opérateurs de télécommunications. Conçu avec une interface de recherche très simplifiée, sur le modèle de la page d’accueil de Google, il est gratuit pour l’utilisateur y compris pour le service d’annuaire inversé. Histoire de bien marquer sa différence, le site propose également un accès sur le mode « recherche à l’ancienne ». L’initiative est portée par la société l’Annuaire Universel de Guy Birenbaum. Ce dernier ferraille de longue date avec l’opérateur historique pour ouvrir le marché de l’annuaire à la concurrence. Il persiste avec ce nouveau service qui vise à concurrencer pagesjaunes.fr

Article

IBM offre son « identity mixer » à la communauté open source

Le logiciel identity mixer qui permet la création de pseudonymes quitte les laboratoires d’IBM pour atterrir au sein d’un programme Open source, Higgins project, soutenu à la fois par IBM et Novell. Pour le chief security architect d’IBM cette initiative devrait favoriser le déploiement des technologies de protection de la vie privée (ou PETs pour Privacy Enhancing Technologies) permettant aux internautes de conserver la maîtrise de leurs données personnelles. Le principe sur lequel repose identity mixer est celui des credentials. Il s’agit de vérifier auprès d’un tiers habilité qu’un personne dispose d’une caractéristique (un âge minimum, un solde créditeur à la banque) sans chercher à connaître son identité.