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Dans un article intitulé « Transformations numériques : de quelle confiance les labels sont-ils le signe ? » Claire Levallois-Barth annonce la parution prochaine d’un nouvel ouvrage de la Chaire Valeurs et Politiques des Informations Personnelles de l’Institut Mines Telecoms. Une occasion pour découvrir en avant-première les principaux thèmes de cet ouvrage ayant pour titre « Signes de confiance – L’impact des labels sur la gestion des données personnelles ».
Le constat de départ est le même : les utilisateurs seraient victimes d’un pillage de leurs données personnelles au seul profit des géant du numérique. Ensuite, les propositions diffèrent.
EuroPrise (European Privacy Seal) a profité de ses dix ans pour publier un communiqué où elle se déclare prête pour la démarche de certification prévue par l’article 42 du règlement européen sur les données personnelles (RGPD).
Les vocables de « coffre-fort électronique » ou de « coffre-fort numérique » sont de plus en plus évoqués dès qu’il est question de dématérialisation. Les travaux en cours à l’AFNOR sur la normalisation du coffre-fort numérique constituent à cet égard une forme de consécration. Pour autant, on aurait tort de réduire leur rôle aux seules fonctions qui leur sont habituellement assignées : la conservation sécurisée et l’archivage électronique à valeur probante. Les coffres forts électroniques sont aussi, et peut-être avant tout, des dispositifs techniques qui rendent possible la communication des originaux numériques.
Dans le cadre du programme européen eTEN, un projet de label européen pour la protection des données personnelles (privacy seal) bénéficie du soutien financier de la Communauté Européenne. L’objectif du projet porte sur la mise en œuvre d’un label garantissant que des produits ou services informatiques respectent les principes de la réglementation informatique et libertés. Doté d’un budget de 1,2 millions d’euro, ce projet dénommé EuroPriSe (European Privacy Seal) a été lancé en juin 2007 avec une date d’achèvement prévue en décembre 2008. Il est piloté par l’autorité de protection des données du Land allemand du Schleswig-Holstein. Une dizaine de partenaires participent à EuroPriSe, la France étant représentée par la CNIL. On soulignera la dimension résolument marketing de l’approche puisque l’European Privacy Seal a ouvertement vocation à procurer un avantage concurrentiel aux entreprises labellisées.
D’après une récente étude menée aux Etats-Unis par Carnergie Mellon University, les consommateurs seraient prêts à payer un supplément de l’ordre 4% si l’achat s’effectue auprès d’un site qui a une politique respectueuse en matière de protection des données personnelle. L’enquête reposait sur l’usage du moteur de recherche PrivacyFinder qui permet d’afficher automatiquement un rapport synthétique sur la politique données personnelles de sites web. PrivacyFinder utilise le standard P3P (Platform for Privacy Preference) développé par le World Wide Web Consortium (W3C). Les résultats doivent cependant être considérés avec précautions en raison de la taille restreinte de l’échantillon : 72 personnes qui avaient notamment pour mission d’acheter en ligne un vibrating sextoy.
Qui va tirer le plus profit de la notoriété ou de l’image de l’autre ? L’autorité de protection des données personnelles (ULD) du Land allemand du Schleswig-Holstein a décerné à Microsoft un label protection des données personnelles (Privacy Seal) pour ses services de mise à jour des logiciels. Dans son discours le directeur de l’ULD (Unabhängigen Landeszentrum für Datenschutz), l’équivalent de la Cnil pour le Land, a indiqué que la protection de la vie privée devait être considérée comme un élément de différenciation concurrentielle.
Le site 118012.fr met à la disposition de l’internaute français un annuaire regroupant les annuaires de tous les opérateurs de télécommunications. Conçu avec une interface de recherche très simplifiée, sur le modèle de la page d’accueil de Google, il est gratuit pour l’utilisateur y compris pour le service d’annuaire inversé. Histoire de bien marquer sa différence, le site propose également un accès sur le mode « recherche à l’ancienne ». L’initiative est portée par la société l’Annuaire Universel de Guy Birenbaum. Ce dernier ferraille de longue date avec l’opérateur historique pour ouvrir le marché de l’annuaire à la concurrence. Il persiste avec ce nouveau service qui vise à concurrencer pagesjaunes.fr

